Stages en Colombie

Notre meilleure destination pour accumuler des dizaines d'heures de vol en thermique et faire du vol de distance.

Stage Distance Objectif + 100

Du 12 Janvier au 28 janvier 2023

Stage niveau 3

Stage niveau 3

Pour pilotes ayant le niveau Brevet de Pilote Confirmé

790€

Pour l'encadrement par Marc BOYER et l'organisation du stage

Pour Qui ?

Pour des pilotes ayant le niveau Brevet de Pilote Confirmé qui possède déjà une très bonne expérience du Vol de Distance. Ce stage est de niveau 3 ; voir notre tableau.

Notre équipe et Marc BOYER mettront à votre service, toute leur expérience du vol et leur connaissance de la Vallée de la Cauca, pour vous faire réaliser des longs parcours. Vous tomberez sans doute, comme la plupart des pilotes,  sous le charme de cette région fantastique autant pour le  vol de distance que pour l'accueil de ses habitants. Vous battrez peut être  aussi votre propre record de distance.

L'objectif du stage sera de réaliser des vols de plus de 100 km.

Le principe : le stage Distance est itinérant et permet de voler sur 3 secteurs différents.
Il se décompose en 4 étapes.

Ce concept permet aux pilotes de voler sur des sites et des secteurs différents. Il offre une découverte complète de la vallée de la Cauca et de Roldanillo ; un site devenu mythique au fil des compétitions internationales et des grands vols de distance qu'il offre.

Nous essayons d'atteindre en volant, chaque nouveau site de vol et notre nouvelle finca camp de base.

La première partie du stage :

Elle a lieu sur le site de Piedechinche durant 4 jours. Ce site, situé à proximité de Cali,  est idéal pour voler en thermique toute la journée et pour partir en distance sur un secteur de vol particulièrement accueillant. Les rotations pour accéder aux différents décollage, sont assez rapides. L'atterrissage officiel est grand et offre une aérologie assez calme. Durant cette première partie du séjour, les pilotes s'habituent à l'aérologie locale caractérisé par des thermiques bien formés et rarement turbulents.  Ils prennent aussi des repères sur le terrain et de jours en jours agrandissent leurs parcours. Les vols de distance  effectués concernent des distances sur axes ou des circuits en triangle ou en aller retour.

L'hébergement à lieu dans un magnifique hôtel, doté d'un grand jardin et d'une piscine très appréciée pour finir ses journées.

La deuxième partie du stage :

Permet de découvrir le fameux secteur de Roldanillo. Durant 4 jours vous volerez sur ce site exceptionnel devenu célèbre pour avoir accueilli un championnat du monde et plusieurs étapes de Coupe du monde. Nous essaieront de concrétiser l'expérience acquise au cours de la première semaine, pour effectuer de beaux et longs parcours dans la vallée de la Cauca.

L'hébergement à lieu dans une finca à l'entrée d'un gros village typique de la région, elle aussi doté d'un grand jardin et d'une piscine.

La troisième partie du stage :

Nous serons basé durant 4 jours à Ansermanuevo, un magnifique village au pied d'un site de vol situé au Nord de la vallée. Il est idéal pour les départ en cross en direction du Sud.

L'hébergement est prévu dans une finca doté d'un grand jardin et d'une piscine.

La quatrième partie du stage :

Retour à Piedechinche que vous connaissez bien et où vous volerez pendant les deux derniers jours de votre stage.

Ainsi vous serez à pied d'œuvre pour rejoindre l'aéroport de Palmira-Cali, pour votre retour au pays.

Vous prévoyez d'arrivez à Cali au plus tard le 11 janvier 2023.

Vous prévoyez de  repartir à partir du 29 janvier de Cali.

Au total 17 journées de vol sont prévus sur votre séjour.

 

 

Le niveau requis en parapente est celui d’un pilote breveté confirmé tel qu’il est défini par la Fédération Française de Vol Libre.

Pour profiter au maximum des possibilités offerte par l'aérologie et la région, une très bonne habitude du vol de distance est requise.

Les participants doivent être conscients des risques encourus du fait de l’éloignement des centres médicaux et les assumer en pleine conscience.

Vêtements à prévoir

Prévoyez la même chose que lorsque vous allez voler 1 semaine en montagne dans les Alpes du Sud ou les Pyrénées en été. Il fait plus de 25° la journée. Le soir, en vol et en zone de montagne, il fait un peu plus frais mais évitez de prendre trop d’affaire. On a toujours du mal à ne pas dépasser les 23 kg de matériel accordés lors du transport en avion.

  • 1 pantalon en toile légère
  • 1 pantalon plus épais
  • 1 veste coupe-vent et étanche
  • 1 paire de chaussure légère ou des slaps
  • 1 bonne paire de chaussures pour le vol
  • 1 polaire ou 1 pull chaud
  • 2 sweat shirts,
  • 5/6 paires de chaussettes,
  • 5 tee-shirts
  • 5/6 slips ou caleçons a vous de voir,
  • 1 casquette ou chapeau,
  • 1 bonne paire de lunette de soleil,
  • 1 trousse de toilette light.
Equipement de vol :
  • 1 voile que tu maîtrises bien : voir notre rubrique  ci dessous : Conseils importants avant le départ.
  • 1 sellette ou cocon
  • 1 parachute de secours
  • 1 pod + 1 poignée de parachute de rechange
  • 1 radio + chargeur + 1 accus de rechange
Téléphone portable : Nous achetons dès les premier jour du stage, une carte Colombienne (10€ environ). Vérifies que ton téléphone peut fonctionner avec une carte étrangère.
  • 1 téléphone portable type smart phone
  • 1 batterie supplémentaire
Pour le reste :
  • 1 draps leger,
  • 1 frontale,
  • 1 pharmacie individuelle avec des antis diarrhéiques, antalgique, antibiotique à large spectre, pastille/eau.
Passeport en cours de validité
Photocopies de vos papiers d'identité en cas de perte ou de vol,
VISA : pas de visa nécessaire

La Colombie est équipé de distributeurs et on trouve des bureaux de change.

Vérifiez que vos vaccinations sont à jour. La prévention du paludisme (malaria): maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...).

Assurance responsabilité civile Parapente

Elle est obligatoire !

Vérifiez que votre assurance soit valable pour la Colombie.

Assurance assistance / rapatriement

Assistance rapatriement obligatoire. Elle est disponible à la FFVL.

Vous en possédez probablement une avec l’un de vos différents contrats d’assurance. Vérifiez que la pratique des sports aériens ne soit pas exclue. Dans le cas contraire, vous devez en souscrire une auprès de l’assureur de la FFVL ou de la compagnie de votre choix.

Voler dans un pays étranger est toujours une expérience enrichissante à conditions de respecter certains principes qui sont indispensables pour profiter pleinement de votre séjour et optimiser votre sécurité en vol.

La découverte de paysages nouveaux, des sensations différentes, les contacts humains vous laisserons des souvenirs inoubliables.Mais d'un autre côté l’éloignement et l'isolement de certains sites, les changements de rythme et de nourriture, la fatigue parfois accumulé rendent la pratique du vol plus exigeante.
Ainsi quand vous volerez à l’étranger, votre niveau de pratique sera indexé d’une partie de vos capacités. Il est indispensable de tenir compte de ces facteurs et de toujours garder une marge de sécurité encore plus grande que d'habitude pour éviter un accident, qui sera souvent plus délicat à gérer.

Nous vous conseillons vivement d'utiliser :

- Une voile que vous maîtrisez parfaitement. N'emmenez pas par exemple une voile que vous venez d’acquérir récemment.

- Une sellette, cocon ou harnais assez léger qui donnent plus d'agilité au sol et aussi plus de facilités et de confort lors des transports.

- D'arriver au stage avec un minimum d’entraînement au sol et en vol. Organisez vous pour faire des gonflages et quelques vols avant le début du voyage. Vous serez bien plus à l'aise dés le début du stage.

Faites tout votre possible pour arriver en début de voyage en pleine forme. En arrivant fatigué, vous aurez sans doute du mal à retrouver une meilleure fraîcheur physique.

Réduisez au maximum le volume et la taille de vos bagages.

Nous emmenons très souvent trop de vêtement et d'accessoires inutiles.

Essayez, même si c'est sans doute le moins facile, de laisser vos soucis à la porte d'embarquement 🙂

Bien voyager, c'est voyager léger dans les bagages et dans la tête.

SOARING organise un stage de parapente en COLOMBIE.

L’encadrement technique, constitué d’un moniteur titulaire du brevet d’état parapente s’engage à accompagner et à conseiller les participants dans leur pratique du parapente, durant le séjour, contre rémunération.

Chaque participant s’implique dans ce voyage en toute connaissance des informations telles qu’elles sont énoncées dans la rubrique « Infos Pratiques ».

La participation à ce séjour implique la possession d’une assurance responsabilité civile aérienne, une assistance rapatriement, valables en Colombie.

Une photocopie de la Licence FFVL avec les extensions ou les attestations de votre compagnie devront être fournies obligatoirement avant le départ.

Il appartient à chacun de s’assurer qu’il est en règle avec les formalités de police et de douane pour entrer en COLOMBIE et que son état de santé ne présente aucune contre-indication à ce séjour.

L’abandon du stage pour raisons médicales ou raisons personnelles ne donne droit à aucun remboursement ou dédommagement.

L’arrêt du stage pour des raisons indépendantes de notre volonté ne fera l’objet d’aucun remboursement.

Inscriptions

Les journées sans activité parapente ne font l’objet d’aucun remboursement ou avoir.
Le matériel transporté par les véhicules n’est pas couvert par nos assurances, en cas de dégâts, destructions ou vol.

Les réservations s’effectuent à l’aide de la fiche d’inscription prévue à cet effet accompagnée de votre règlement.

Le tarif ne comprend pas :

  • Les billets d’avion pour les vols internationnaux et les vols intérieurs. Prévoir environ 100 € pour les 2 vols intérieurs.
  • L'hébergement en hôtel. Prévoir entre 10 et 20 € par nuit.
  • Les repas et les boissons. Un menu classique coûte entre 3 et 5 €.
  • Les droit d’accès sur certains site de vol. A payer sur place, entre 3 et 5 €.
  • Le matériel de vol.
  • 790 € pour l'organisation du stage, l'encadrement lors des vols assuré par Marc Boyer et un deuxième moniteur. Cette somme est à régler avant votre départ.
  • Prévoir environ 450€ pour le transport en minibus et les récup durant le stage, à payer  à la fin du séjour.
  • Prévoir 3 ou 4 € pour les montées en 4x4 sur certains décollages à payer directement au conducteur,
  • Prévoir pour les accès aux décollage décollages privés, 2 à 3 € par jour à régler sur place.
  • Prévoir 30€ / Jour en moyenne pour les frais d'hébergements et les repas à payer  sur place.
  • Les frais d'hébergement, les repas de Marc Boyer, du deuxième moniteur et de notre assistant sont pris en charge par l'ensemble des participants. Prévoir environ 400 € pour les 14 jours de stage, à diviser par 15 pilotes en moyenne.

Pour le voyage aller :

La destination finale est Cali, aéroport Alfonso Aragon.

Air France propose des vols Paris-Bogota. Ensuite on prend un avion avec Avianca pour faire Bogota-Cali.

Avianca propose au départ de Madrid des vols pour Cali. Cette solution est la plus rapide et souvent la moins coûteuse.

Vous devez arrivez à Cali au plus tard la veille du premier jour de stage (voir dates ci-dessus).

A votre arrivée à l'aéroport de Cali, notre navette fera son possible ; en fonction des vos horaires et de sa disponibilité ; pour vous transférez à notre hôtel en 30 mn de route.

Pour le voyage de retour :

Vous repartez le lendemain du dernier jour de votre stage. L'aéroport de départ est celui de Cali.

Si vous avez besoin de conseils, si vous rencontrez des difficultés pour obtenir vos billets d'avion, nous sommes à votre disposition.

 

La COLOMBIE est un pays vraiment étonnant : il offre un potentiel de vol exceptionnel dans de magnifiques cadres naturels. Ses habitants sont super accueillants.

L'immense vallée de la Cauca offre d'excellentes conditions thermiques et des bons plafonds qui permettent de faire des vols de distance entre la plaine super accueillante et montagnes dociles !

La Colombie offre un potentiel de vol exceptionnel avec d'excellentes conditions thermiques et des territoires de vol accueillants et très accessibles. En effet, le niveau d'engagement est ici bien plus faible comparé aux vols dans les Alpes ou les Pyrénées. Les secteurs de vol dans lesquels nous évoluons sont en effet très accueillants.

On vole en début de journée sur des reliefs dociles où on trouve des thermiques à partir de 9h du matin pour ensuite naviguer dans l'après-midi sur une large plaine ouverte où coule paisiblement le fleuve Cauca.

C'est notre meilleure destination pour accumuler des dizaines d'heures de vol en thermique et faire de grandes distances. Les pilotes réalisent régulièrement des parcours entre 30 à 120 km et accumulent plus de 30 h. de vol sur les 14 journées de vol potentiellement réalisables.

 

Si tu voles déjà en thermique, tu auras l'occasion de faire ici de très belles distances.

La Colombie est un pays riche de soleil, de nature préservée et de thermiques généreux. Mais on y trouve aussi d'autres choses, toutes aussi importantes : des habitants joyeux et une ambiance aussi décontractée que chaleureuse très loin de l'image négative qu'on lui connaissait.

Il te permettra de voler sur les différent sites de la vallée de la Cauca dont Roldanillo, un site mondialement connu. Il est intéressant pour les pilotes qui ont déjà l'habitude du vol en thermique et qui veulent soit découvrir le vol de distance soit faire de grandes distances. Il permet souvent aux pilotes de faire leur premier vol de plus de 100 km !!

Quoi qu'il en soit, chacun vole selon son niveau et ses objectifs. En fonction des sites, un, deux ou trois vols sont réalisables par jour. Vol en local, vol en aller retour, distance sur axe, tout dépend de son niveau et des conditions du jour.

Les conditions sont thermiques à partir de 9 h du matin. Les vols se terminent ensuite en fin d'après midi. Il reste du temps pour se reposer au bord de la piscine, prendre du bon temps, s'imprégner de la douceur de la vie locale qui règne dans les villages.

Colombie Navette Stage Distance

Transports

Nous nous déplaçons durant le séjour dans un mini bus très confortable avec air conditionné, un chauffeur à notre disposition et un assistant Ricardo avec qui nous collaborons depuis des années.

 

Colombie Roldanillo Piscine

Hébergement

Les hébergements coûtent environs 20 € par jour. Nous louons des fincas privés très confortables avec piscine où des hôtels moyen-haut de gamme avec piscine également. Faire des plongeons dans de l'eau fraîche est un vrai bonheur après les vols. Vous réglerez ces frais  sur place et directement aux prestataires.

Restauration

Petits déjeuners bien copieux avant les vols, repas pris sur le pouce, dîners à la Finca ou à l'hôtel représentent une moyenne de 15 € par jour que verserez sur place.

Avion

La destination finale est Cali que l'on atteint directement depuis Madrid ou depuis d'autres aéroport (Paris, Geneve...) avec une escale à Bogota.

Le retour se fait à partir de l'aéroport de Cali.

Vous devez arriver la veille du stage et vous repartez après le dernier jour du stage.

Si vous arrivez ou si vous repartez 2 ou 3 jours avant le début ou la fin du stage, nous pouvons organiser votre transfert, votre hébergement et vos journées de vol.

Information sur les vols des pilotes inscrits :

Dès que nous aurons pris nos billets, nous afficherons ici les infos utiles pour voyager ensemble !

Dessins Nuages Colombie

Climat et aérologie

Le climat de la Colombie est de type tropical doux à température constante tout au long de l'année. Il est bien adapté au vol en parapente grâce aux conditions météorologiques classiques des régions proches de l’Équateur.

Nous évoluons entre 500 et 1500m d'altitude.

D'autres facteurs influencent le climat comme les alizés et la zone de convergence intertropicale qui jouent un rôle important.

Les thermiques se mettent en place en début de matinée et les conditions sont bonnes jusqu'à 16 h. Ils sont moins forts que ceux que nous côtoyons dans nos montagnes. Ils poffrent des gains de 500 à 800 m. au dessus des reliefs et 1000 à 1500 m. au dessus de la plaine.

Les brises au décollages sont faibles tout comme à l'atterrissage.

 

Reliefs et sites de vol

La Colombie est étonnante de variétés. Elle possède à la fois des sommets couverts de glaciers de plus de 5000 m. d'altitude et des zones à climat tropical. Les précipitations sont concentrées sur deux saisons des pluies qui correspondent essentiellement au printemps et à l'automne des latitudes tempérées et qui varient considérablement selon les régions.

La meilleure saison pour voler en Colombie est l’hiver pour les pilotes qui veulent de bonnes conditions thermiques et faire des vols de distance.

Les sites que nous visitons, en plus d'offrir un très bon potentiel pour le vol en thermique et le vol de distance, sont situés dans une des régions les plus typique de la Colombie : la vallée del Cauca.

La vallée de la Cauca est une large dépression situé entre les cordillères occidentale et centrale. Large et ouverte sur ses fameux et immenses champs de canne à sucre, elle offre un magnifique potentiel pour voler en distance, en toute sérénité. Les brises sont faibles et il est très facile de se vacher.

En début de journée, on vole sur le s versant Est de la cordillère Occidentale pour ensuite basculer sur cette large plaine, célèbre pour ses feux de cannes à sucre et les petites cumulus qui les coiffent.

Faune et Flore

La Colombie est l'un des pays les plus riches de la planète en matière de biodiversité, classée à ce titre de pays « mégadivers ». Elles est classée second pays le plus diversifié au monde. La diversité des biotopes particulièrement vaste est issue de ses côtes Pacifique et Caraïbe, ses nombreuses montagnes, son climat varié. La Colombie intègre dans son territoire les Andes tropicales et l'ensemble Tumbes-Chocó-Magdalena, extrêmement riches et menacés.

La diversité végétale est également immense, avec plus de 45 000 espèces, soit près de 15 % de la flore mondiale.
Le point culminant de la Colombie est le Cerro San Christobal Colon qui s’élève à 5 776 m.

Tourisme et Sécurité

Les visites de touristes étrangers ont progressé de 0,5 million en 2003 à 1,3 million en 2007. Le Lonely Planet présente la Colombie comme l'une de ses dix premières destinations mondiales. En 2010, le tourisme en Colombie a augmenté de 11 % et le pays a reçu 1,4 million de visiteurs étrangers, selon les statistiques officielles. Sur place, en ville on ne ressent aucune tension et dans les villages et les zones rurales, les gens sont paisibles et vivent à un rythme d'une autre époque. Le temps s'écoule lentement mais les journées passent vite pour les visiteurs que nous sommes.

CAUCA Stage Distance Colombie
Stage Distance Colombie Cauca dessin

Ansermanuevo.

La sonorité du nom fait rêver, le lieu est magnifique. Déco sur un dôme herbeux surplombant la vallée du Cauca, plus loin la ville de Cartago, et derrière, à l’ouest, le massif montagneux, dernier repli des Andes avant l’océan Pacifique. Aujourd’hui, programme ambitieux : retour à Piedechinche par les airs. 130 km.

J’ai fait 92km avant-hier, 70 deux jours avant, pourquoi-pas 130 aujourd’hui ? Pour bien ancrer ma motivation, je visualise le grand verre du jus de mangue que je vais boire à Dédalos (le bistrot à l’aterro de Piedechinche), dans 5 ou 6 heures.

Le départ, vers 11h, n’est pas brillant : petites conditions, je n’arrive pas à monter au-dessus du déco, je suis l’arête qui descend vers le village. Devant moi, j’aperçois Jean-François qui m’a précédé sur la trajectoire, et qui commence à se refaire sur le village. Je quitte l’arête pour arriver avec un peu d’altitude sur l’agglomération, l’ascendance est là, un peu après la ligne haute tension, pas très forte, mais régulière. Le reste du groupe, au-dessus de déco, ne monte plus, ils viennent nous rejoindre.

Au bout d’un moment, Marc donne le top départ, je ne suis pas tout à fait au plaf, comme souvent, je fais quelques tours supplémentaires, et je pars, ... après le groupe et un peu moins haut. Cap au nord sur la pyramide, je perds un peu d’altitude, je me refais sur la pyramide, plafond sous le nuage à environ 2100m. Marc et la majorité du groupe sont plus à l’est, sur le relief. J’aperçois devant moi une voile qui m’indique une ascendance au milieu de la masse nuageuse, voile rouge, je pense que c’est Richard.

Je fonce dans sa direction, il est parti quand j’arrive, mais la pompe est là, ça monte bien, et le plaf me permet d’envisager sereinement la transition vers le col qui donne sur le village de San Francisco. Au-dessous de moi, j’aperçois Pascal, qui essaie de s’extraire du fond du vallon, et qui va malheureusement être obligé de se poser. Ça me fait râler pour lui, je préfère tellement voir les copains en l’air pour voler ensemble ! Pensée également pour Jean-Pascal, qui pose devant le
« crocodile » (il faut dire que j’ai eu ma dose de malchance/maladresse au début du séjour). Didier également a eu pépin (cravate ou clé) au décollage, et a été obligé de poser à l’aterro officiel. Difficile à vivre, j’en ai fait l’expérience, je compatis.

Depuis 9 ans que je vole, j’ai progressé petit à petit, certainement moins vite maintenant à 64 ans que les plus jeunes, mais je commence à rester en vol un plus longtemps, et j’espère que pour cette année 2022, le désengagement progressif de mon activité professionnelle me permettra de faire plus que mes 60h annuels de vol de 2020 et 2021.

Je poursuis la transition, j’arrive moins haut que je ne le pensai sur le col, il va falloir reprendre de l’altitude rapidement. Sur le relief devant moi, je vois Marc qui monte sous un gros cum, j’y vais. Je repère deux voiles à l’ouest, qui longent la crête qui descend au petit col. Ce sont Françoise et je pense François ou SebR, en mode recherche active, car ils n’ont pas beaucoup de gaz. L’ascendance promise est bien là, juste après le col, et j’espère que mes deux acolytes pourront faire la transition pour venir se ressourcer avec moi. Je fais bien le plaf, le cum me semble bien noir, j’ovalise mes cercles pour monter sur le côté, histoire de ne pas réitérer l’exploit tout à fait négatif que j’ai déjà commis l’autre jour au sein de l’un de ses confrères. J’entends Françoise en radio, qui nous informe, la mort dans l’âme, qu’elle a dû poser, faute d’avoir la finesse pour passer la ligne haute tension qui court tout le long du relief. Petit pincement de cœur pour Françoise, qui m’avait gentiment dit quelques mots sympas quand j’étais en difficulté.

J’arrive à hauteur de Toro, plus de nuage, pas de voile à ma hauteur devant moi, pas de volatile bénévole pour me donner une indication. J’estime qu’il est trop tôt pour prendre l’option « plaine », j’aperçois quelques voiles qui tournent au loin sur le relief au-dessus de Toro, bien que je sois sûr qu’une transition ne suffira pas à les rejoindre, je prends leur direction.

J’arrive dans la partie supérieure d’un vallon avec une altitude qui commence à fondre, j’aperçois au dessous de moi SebR qui prend la même trajectoire. A tous les deux, nous remontons un peu avec difficulté, et nous nous déportons vers le nord en changeant de vallon. Je vois un petit cum en direction de Toro, j’y trouve une large ascendance, et j’espère que Seb qui est en recherche dessous pourra l’accrocher aussi.

Transition au nord vers le déco de la Union (Jean François, il me semble, y a signalé sa position quelque temps avant). Quelques voiles sont là, sans que je reconnaisse les copains. Je remonte au plaf dans une zone marquée par un des pilotes, puis je me dirige au nord-est, en survolant La Union. A la radio, Marc effectue le recensement des ses ouailles en vol : Je signale ma position, Marc, SebF et Jean-François sont déjà du côté de Zarzal (Ils ont donc effectué la traversée prévue de la vallée), SebR a traversé à hauteur de La Victoria. Je crois comprendre que François est posé du coté de Toro.
(C’est vache pour lui aussi).

Je poursuis NE vers un cum sur le hameau au N de La Union, ... rien de rien, ça descend vite, je me positionne sur le petit relief faiblement éclairé autour du village, qui me semble un bon collecteur. Sans résultat. J’aperçois alors une voile plus loin et plus bas que moi qui prospecte, et se met à tourner. A deux, c’est nettement mieux ! Remontée à 300m du nuage, mon collègue se casse, impossible de terminer le plaf. Une bande de rapaces « assimilé vautour » passe alors, se dirige vers la plaine, et remonte plus loin en thermique bleu. Je les suis, les rapaces ont disparu, le thermique
aussi. Je continue donc la traversée de la plaine, suivant le plan de vol établi.

La plaine est large à cet endroit, ça descend vite, le vario me parle sur son ton de déprime des mauvais jours (beuh..euh...euHHH ...), ma voile a l’air triste à pleurer, et le pilote pas trop loin non plus. Le Cauca fait des méandres mélancoliques qui brillent au soleil, et les champs de canne à sucre inondés de soleil rient à gorge déployée en me tendant les bras. Zarzal au loin me paraît inaccessible. Je me dirige vers un hameau pour faciliter la récup, s’il y a des maisons, il y a bien une route. Au milieu des maisons, la cheminée d’une petite usine de canne à sucre laisse échapper un modeste panache. Un flash mystique me révèle instantanément mon âme cachée de jambon fumé. J’enroule
le petit panache, ce n’est pas bien fort, je tourne, j’ai du mal à cerner l’ascendance, au bout de quelques minutes, j’ai regagné une centaine de mètres, et j’ai dérivé dans le sens de marche vers le Cauca.

Je traverse direction Zarzal avec, quelques kilomètres avant, des maisons et un feu qui émet une jolie fumée. C’est loin, je m’applique dans la transition, accélérateur à 30%, les avants bras bien en ligne derrière les élévateurs, les poignées de freins clipées dans l’axe juste tenues par le pouce. Ça plane bien, même très bien, j’arrive sur la fumée avec environ 200 mètres, j’enroule en me reprenant à plusieurs fois pour recentrer, jusqu’à 2000 mètres environ. J’avais vu des voiles à l’est de ville, je pense qu’il doit y avoir SebR, d’après les échanges radio, je pense que les deux voiles au nord sont Richard et Didier, Marc et SebF sont sur La Paila, environ à 10 km.

Je me dirige vers une voile qui monte à ma portée, et je refais le plaf vers 2600 sur la périphérie de la ville, j’annonce en radio mon départ en transition. Les thermiques deviennent une denrée rare et recherchée. Avant La Paila, je retrouve une usine qui crache de la fumée, ça remonte, au moins suffisamment pour me permettre d’atteindre le cum après le village. Ascension lente et laborieuse, aidé par un pilote qui arrive du relief. 2300, je n’arrive pas à faire les 200 ou 300m qui me séparent du plaf. Direction nord à nouveau.

J’entends en radio que Marc et SebF sont posés du côté de Tulua, à environ 15km, SebR un peu après, Richard et Jean François aussi dans les parages. J’essaie de gratter sur les avants reliefs, avec quelques petites réussites, rapidement suivies de déceptions, un dernier essai sur l’échangeur de la voie rapide, et aterro dans un champ au bord de la route, pas très grand, deux coups de pomping, freinage basse vitesse, attention à ne pas percer, posé avec une marge de sécurité avant les arbres et la clôture.

J’envoie ma position, je n’ai pas fini de plier que j’entends deux coups de klaxon : Avec la navette, notre fidèle et super sympa Ricardo et son jovial acolyte Fabian m’ont trouvé immédiatement. 68km aujourd’hui, j’ai soif de mon jus de mangue à Dédalos, mais c’était un très un joli vol, avec du vol en groupe, un objectif, des décisions à prendre, de l’engagement.

Je suis conscient des progrès encore à réaliser, notamment l’efficacité en thermique et donc le
placement, ainsi que le choix des options.

Pour progresser, il faut persévérer : c’est décidé, l’an prochain, je redouble !

Grand merci à Marc, Ricardo et Fabian, à l’ensemble du groupe super sympa et solidaire, et
n’oublions pas quand même qu’en plus du parapente, la Colombie est un pays magnifique peuplé de
gens d’une gentillesse extraordinaire.

Alain.